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Les Rendez-vous


concertdetail

Autour du Testament d'Heiligenstadt, Beethoven

samedi 22 janvier 2011 à 20h30

à Orléans

Salle de l'Institut

  10,50 € - Tarif réduit : 7 €
Tarif Pac et J Pass : 6 €

Autour du Testament d'Heiligenstadt, Beethoven   

Chara Iacovidou, piano
Hélène Obadia, chant
Serge Cintrat, violon
Fabrice Pruvost, lecture

Le programme du concert propose :
  • Des Lieder : Zärtliche Liebe, Lebensglück...
  • La Sonate op. 30 n°3 pour violon et piano
  • La Sonate op. 31 n°3 ,pour piano
  • Et une lecture du Testament d’Heiligenstadt

Ce concert a pour but de mettre en lumière tout l’écart qui peut exister entre une oeuvre et les éléments biographiques.
Alors que Beethoven prend définitivement conscience du caractère dégénérescent et incurable de sa surdité et qu’il écrit les lignes pathétiques du « Testament », ce qui est en germe en lui, « ce n’est pas une messe des morts, mais le triomphe du premier mouvement de l’Héroïque ».
Ainsi, les oeuvres qui côtoient le Testament d'Heiligenstadt, montrent toute la vitalité, l’énergie positive qui émane de cet homme, par delà toute souffrance physique et psychologique.
En dernière instance, ce qu’on trouve chez lui, ce n’est jamais la dépression mais toujours la puissance créatrice !
La lecture intégrale du Testament d'Heiligenstadt par Fabrice Pruvost, s’intercale entre les oeuvres musicales.

 
Le Testament d’Heiligenstadt
En avril 1802, Beethoven prend ses quartiers d’été dans la petite bourgade d’Heiligenstadt située au nord de Vienne. De là, au mois d’octobre, il écrit une lettre destinée à ses deux frères, Karl et Johann. Cette lettre, qu’il n’enverra pas et qu’on retrouvera dans ses papiers après sa mort, est connue sous le nom de Testament d’Heiligenstadt.
D’environ trois pages, il présente le témoignage unique et poignant, tant du point de vue du fond que de la forme, de ce génie, aux prises avec une crise majeure causée par la perte de l’audition.

« (…) il s’en fallait de peu que je mette fin moi-même à ma vie. C’est l’art qui seul m’a retenu (…) il me paraissait impossible de quitter le monde avant d’avoir donné tout ce que je sentais germer en moi… »
Beethoven évoque dans une lettre, « l’Esprit » qui s’adresse à lui sous forme de musique. Ce message « divin » semble se déployer indépendamment de toutes les contingences et n’être en rien altéré par les souffrances physiques ou psychologiques. Le poète (il se présentait lui-même comme un « Tondichter », un poète des sons) est plus fort que l’homme, rien n’entame sa puissance créatrice. Beethoven incarne à ce moment, pour ainsi dire à son corps défendant, la figure du héros vainqueur face au destin. Comme un signe, c’est à l’époque du Testament qu’il compose le ballet, Les Créatures de Prométhée (op.43), dont il reprendra le thème dans la Symphonie Héroïque op.55.

 
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